Le micro-crédit personnel a été lancé à Paris
Lundi, novembre 10th, 2008La mairie de Paris a démarré le projet « micro-crédit personnel », annoncé par Bertrand Delanoë lors de sa campagne des municipales. Le programme est devenu opérationnel le 8 novembre, le micro-crédit étant lancé ce jour dans le 18ème arrondissement de Paris.
Le dispositif comprend un partenariat entre le Crédit municipal de Paris, qui est la banque publique parisienne, et quatre banques qui se sont engagées à collaborer à l’implémentation du projet. Ces quatres: la Banque postale, la Caisse d’épargne, le Crédit coopératif et Laser Cofinoga sont les établissements qui vont octroyer ce type de crédits aux Parisiens.
Il s’agit de crédits d’une valeur située entre 300 € et 3 000 € (5 000 € en cas exceptionnel) accordés sur une période de 6 à 36 mois, à un taux de 4% et même 2%. L’octroi du crédit ne comprend pas de frais de dossier et d’assurance, et le remboursement anticipé ne sera pas non plus taxé.
L’enjeu du projet est, de toute évidence, social. Le public ciblé est celui des particuliers qui n’ont pas accès à d’autres types de crédits, en raison de leurs revenus modestes. « Ce sont surtout des emplois précaires, des temps partiels, des contrats aidés, mais aussi de plus en plus de gens payés au smic« , signale Thierry, l’un des travailleurs sociaux chargés d’orienter les potentiels bénéficiaires.
Les prêts seront destinés à couvrir des dépenses telles que le paiement d’une formation professionnelle ou des frais de scolarité, le paiement d’un permis de conduire, le paiement de soins de santé, l’achat d’un appareil électroménager (premier achat ou remplacement d’un appareil consommant trop d’énergie), paiement d’une caution etc. Bref, il s’agit des « dépenses vitales » et on ne doit pas confondre le micro-crédit personnel avec un prêt à la consommation.
Le projet sera implémenté en 2008 à Paris, pour qu’en 2009 il comprenne toute l’Ile de France. Pourtant, la mairie de la capitale ne peut pas s’attribuer la nouveauté du projet. Il est expérimenté depuis 2005 à Angers.