Les banques envisagent la stabilisation du marché des crédits

3 août 2009

La Banque de France a publié fin juillet une étude réalisée auprès de 15 établissements de crédit, relevant les tendances des critères d’attribution des crédits. Les nouvelles sont bonnes dans le secteur des ménages, où la tendance est de stabilisation. Les 15 établissements qui ont servi de sources pour l’enquête envisagent de maintenir ou même d’assouplir les critères d’octroi d’un crédit à la consommation durant le deuxième semestre de 2009.

L’assouplissement est attribué notamment « à l’arrêt de la dégradation de la confiance des ménages »" ainsi qu’ « aux perspectives moins sombres sur le marché immobilier », explique BdF. Dans ces conditions, la demande de crédit pourra également s’équilibrer et même enregistrer une légère augmentation. Les critères d’octroi de crédits aux grandes entreprises seront sûrement relâchées, le secteur bénéficiant des meilleures conditions.

Le resserrement des critères d’attribution de crédits a débuté lors du deuxième semestre de l’année passée, s’étant poursuivi jusqu’au début du second semestre de l’année en cours. Le resserrement a été un peu plus fort dans le secteur des PME et moins dur pour les grandes entreprises.

Des 15 établissements qui ont participé à l’analyse, dix appartiennent à des groupes qui ont signé en 2008 un accord avec l’Etat, par lequel ils s’engagent à relancer le marché des crédits afin de financer l’économie réelle. Les dix banques représentent à peu près 80% des crédits accordés aux ménages et aux entreprises.

Le taux révisable, plus avantageux que le taux fixe?

23 juillet 2009

Quoi choisir entre un taux fixe et l’un variable? La question est à l’esprit de tout le monde lorsqu’on contracte un crédit. Pour bien choisir dans un tel moment, il est important de connaître la situation courante, les tendances et au mieux, de demander l’aide à un courtier.

A la fin du deuxième trimestre 2009, le niveau des taux était en train de se stabiliser. La baisse des taux s’est poursuivie en juin, mais à un rythme plus lent. Le début de  juillet a apporté un arrêt de cette évolution et le niveau des taux a stagné.

La diminution des taux fixes a mené à la croissance du pouvoir d’achat pour les emprunts sur plusieurs années. Au 20 juillet, les taux fixes étaient établis en moyenne à 4,15% sur 15 ans, 4,30% sur 20 ans, 4,50% sur 25 ans. Le taux fixe présente l’avantage de garantir l’immobilité des mensualités et la durée du crédit.

En échange, un taux variable n’offre aucune de ces garanties, mais les conditions d’emprunt sont plus favorables. Les taux variables suivent l’évolution d’un indice de référence, qui en général est l’Euribor. A l‘heure actuelle, le faible niveau des indices de référence Euribor 1 mois et 3 mois, signifie que les taux révisables sont plus accessibles que jamais. La meilleure affaire pour vous serait de faire un crédit à taux révisable pour le début et de le convertir en crédit à taux fixe. Pour cela, choisissez une banque qui n’établit pas de frais ou de pénalités.

Le micro-crédit personnel a été lancé à Paris

10 novembre 2008

La mairie de Paris a démarré le projet « micro-crédit personnel », annoncé par Bertrand Delanoë lors de sa campagne des municipales. Le programme est devenu opérationnel le 8 novembre, le micro-crédit étant lancé ce jour dans le 18ème arrondissement de Paris.

Le dispositif comprend un partenariat entre le Crédit municipal de Paris, qui est la banque publique parisienne, et quatre banques qui se sont engagées à collaborer à l’implémentation du projet. Ces quatres: la Banque postale, la Caisse d’épargne, le Crédit coopératif et Laser Cofinoga sont les établissements qui vont octroyer ce type de crédits aux Parisiens.

Il s’agit de crédits d’une valeur située entre 300 € et 3 000 € (5 000 € en cas exceptionnel) accordés sur une période de 6 à 36 mois, à un taux de 4% et même 2%. L’octroi du crédit ne comprend pas de frais de dossier et d’assurance, et le remboursement anticipé ne sera pas non plus taxé.

L’enjeu du projet est, de toute évidence, social. Le public ciblé est celui des particuliers qui n’ont pas accès à d’autres types de crédits, en raison de leurs revenus modestes. « Ce sont surtout des emplois précaires, des temps partiels, des contrats aidés, mais aussi de plus en plus de gens payés au smic« , signale Thierry, l’un des travailleurs sociaux chargés d’orienter les potentiels bénéficiaires.

Les prêts seront destinés à couvrir des dépenses telles que le paiement d’une formation professionnelle ou des frais de scolarité, le paiement d’un permis de conduire, le paiement de soins de santé, l’achat d’un appareil électroménager (premier achat ou remplacement d’un appareil consommant trop d’énergie), paiement d’une caution etc. Bref, il s’agit des « dépenses vitales » et on ne doit pas confondre le micro-crédit personnel avec un prêt à la consommation.

Le projet sera implémenté en 2008 à Paris, pour qu’en 2009 il comprenne toute l’Ile de France. Pourtant, la mairie de la capitale ne peut pas s’attribuer la nouveauté du projet. Il est expérimenté depuis 2005 à Angers.